Un bureau du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été incendié, lundi 4 mai, à Kinshasa, à l’issue d’une marche de militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qui a dégénéré. L’incident ravive les tensions entre formations politiques dans la capitale congolaise.

Selon plusieurs témoins, les manifestants revenaient d’un dépôt de mémorandum à l’ambassade des États-Unis. Le document portait sur des questions politiques et diplomatiques, notamment les récentes sanctions américaines visant plusieurs personnalités congolaises.

Si le cortège était initialement encadré, la situation a échappé à tout contrôle sur le boulevard Sendwe, artère centrale de la commune de Kalamu.Des actes de vandalisme ont alors visé des infrastructures du PPRD, parti de l’ancien président Joseph Kabila.

Un bureau a été entièrement détruit par les flammes. Des slogans hostiles au PPRD ont été entendus, et certains manifestants auraient scandé des messages de soutien à l’ancien président américain Donald Trump, donnant à la mobilisation une dimension symbolique inattendue.

Cet incendie intervient dans un contexte de rivalités persistantes entre l’UDPS, au pouvoir, et le PPRD, principale force de l’opposition kabiliste. Les deux formations s’affrontent régulièrement sur le bilan sécuritaire, économique et diplomatique du pays.

Lundi soir, les autorités n’avaient pas encore communiqué de bilan officiel. Aucune interpellation n’a été confirmée. Une enquête devrait être ouverte pour établir les responsabilités et évaluer les dégâts.Contactés, ni la direction de l’UDPS ni celle du PPRD n’avaient réagi officiellement au moment de la publication. Le gouvernorat de Kinshasa, sollicité, n’a pas donné suite.

Loss-Adonis

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