La Banque centrale du Congo (BCC) conteste l’attribution à ses services des données relatives aux dépenses consacrées aux missions et déplacements du président de la République, Félix Tshisekedi. Cette réaction intervient après la publication, ce mercredi 21 octobre, d’un article d’Africa Intelligence faisant état de dépenses supérieures à 100 millions de dollars en 2025.
Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction de CongoHorizon.cd, la BCC affirme n’avoir produit ni publié aucun rapport officiel contenant les chiffres évoqués dans cet article, intitulé « Le budget voyage à plus de 100 millions de dollars de Félix Tshisekedi ».
Africa Intelligence évoque 122,3 millions de dollars de dépenses en 2025
Publié le 21 octobre 2026 à 4 h 40 GMT par le journaliste Olivier Liffran, l’article d’Africa Intelligence affirme, en se référant à des documents de la Banque centrale du Congo consultés par sa rédaction, qu’au moins 283 milliards de francs congolais, soit environ 122,3 millions de dollars, ont été comptabilisés en 2025 au titre des missions et déplacements du chef de l’État.
Cette publication porte sur le coût des déplacements présidentiels au cours de l’année 2025. Le montant avancé a ensuite été repris sur les réseaux sociaux et par d’autres acteurs de l’information, suscitant une réaction de la Banque centrale quant à l’origine des données qui lui sont attribuées. <Cite refs={[« turn416922news0″, »turn416922search13 »]}/>
La BCC récuse l’attribution de ces chiffres à ses services
Dans sa mise au point, l’institution monétaire précise qu’elle n’a publié aucun rapport officiel contenant les données mentionnées par Africa Intelligence, qu’il s’agisse des déplacements du président de la République ou de ceux d’autres institutions du pays.
La BCC récuse, par conséquent, toute attribution de ces chiffres à ses services en l’absence d’une source officielle clairement identifiée et vérifiable. Elle rappelle que la responsabilité des informations diffusées incombe à leurs auteurs ainsi qu’aux personnes et aux médias qui les relaient sans en vérifier préalablement l’origine et l’exactitude.
L’institution invite Africa Intelligence et les autres acteurs ayant repris ces informations à préciser la provenance des données et à rectifier toute attribution laissant entendre que la Banque centrale en serait la source officielle.
Une controverse autour de la source des données
Cette mise au point intervient dans un contexte où les dépenses publiques et la transparence dans l’utilisation des ressources de l’État constituent des sujets d’intérêt public. Toutefois, le communiqué de la BCC porte spécifiquement sur l’origine des chiffres et leur attribution à l’institution.
Il ne permet pas, à lui seul, de confirmer ou d’infirmer le montant avancé par Africa Intelligence. La question de l’authenticité, de la nature et de la portée des documents invoqués par le média demeure donc distincte du démenti de la Banque centrale.
Dans son communiqué daté du 21 octobre 2026 à Kinshasa, la BCC affirme vouloir préserver l’intégrité de sa communication institutionnelle et éviter que son nom soit associé à des informations qu’elle n’a ni produites ni officiellement validées.
Rédaction cH
