En Guinée, 89,38 % des électeurs ont approuvé la nouvelle Constitution, avec un taux de participation de 86,42 %, selon les résultats provisoires. Présenté comme la fin de la transition, le texte ouvre la voie à une éventuelle candidature du chef de la junte, Mamadi Doumbouya, malgré les critiques de l’opposition qui dénonce une « mascarade électorale ».


Selon les résultats provisoires, 89,38 % des électeurs guinéens ont approuvé la nouvelle Constitution lors du référendum du 21 septembre, avec un taux de participation de 86,42 %. Présenté comme l’aboutissement de la transition, ce texte ouvre pourtant la voie à une candidature du chef de la junte, Mamadi Doumbouya, quatre ans après son arrivée au pouvoir par un coup d’État.

Si le gouvernement salue un scrutin « apaisé et sécurisé », l’opposition dénonce une « mascarade électorale » destinée à prolonger le règne militaire. La nouvelle Constitution efface en effet l’interdiction faite aux putschistes de briguer la magistrature suprême, nourrissant les soupçons d’un glissement vers une présidence à vie.

En attendant la validation par la Cour suprême, ce référendum cristallise un paradoxe : il promet le retour à l’ordre constitutionnel, tout en consolidant l’emprise du pouvoir militaire sur l’avenir politique de la Guinée.


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