Des sources concordantes rapportent que l’AFC-M23 aurait ouvert un corridor au poste frontalier de Gatumba, permettant le retour de militaires burundais vers leur pays. Selon les témoignages recueillis, d’importants convois de soldats burundais, accompagnés de leurs équipements, ont été aperçus quittant les lignes de front de la plaine de la Ruzizi et des Moyens Plateaux, où ils combattaient aux côtés des FARDC et des groupes Wazalendo contre l’AFC-M23.

Parallèlement, de nombreux civils d’Uvira auraient également traversé la frontière en direction du Burundi, cherchant à se mettre à l’abri des affrontements récents.
La prise de la ville d’Uvira a entraîné une réaction rapide au sein des dispositifs sécuritaires déployés dans l’Est du pays. Dans la province du Haut-Katanga, plusieurs sources indiquent que le commandement militaire a été placé en état d’alerte renforcée. Des opérations de contrôle et de sécurisation seraient en cours dans divers quartiers de Lubumbashi ainsi qu’à Kolwezi, dans la province voisine du Lualaba.
Au Sud-Kivu, des mouvements de repositionnement ont été observés dès les premières heures de la journée : des unités des FARDC, précédemment stationnées sur les fronts de Kalambi et de Kibumba, ont entamé un repli stratégique en direction de Mwenga-Centre à partir de 7 heures.

Sur le plan politique, cette évolution de la situation a provoqué une réaction immédiate. Le Secrétariat permanent de l’Union sacrée de la Nation (USN), coalition soutenant le président Félix Tshisekedi, a appelé à une mobilisation générale à travers le pays. Une grande marche pacifique est prévue le vendredi 19 décembre 2025, afin de dénoncer ce que l’USN qualifie d’« agression » et de réaffirmer l’attachement de la population à la souveraineté de la République démocratique du Congo.

Alors que la situation demeure évolutive dans l’Est du pays, les autorités, les forces sécuritaires et les acteurs politiques multiplient les initiatives pour répondre aux tensions et tenter de rassurer la population.
Rédaction cH
