Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, ont signé ce jeudi à Washington l’Accord de paix entre la RDC et le Rwanda, en présence du président américain Donald Trump. Cette initiative diplomatique vise officiellement à mettre fin aux violences dans l’Est de la RDC et à rétablir la stabilité dans les zones les plus touchées, notamment Goma, Bukavu, Rutshuru, Masisi et Nyiragongo.



L’accord stipule que ni brassage ni mixage des forces armées ne seront effectués, exige le retrait des troupes étrangères et rappelle le respect de la souveraineté congolaise. Sur le plan diplomatique, il constitue un signal fort en faveur de la paix et de la coopération régionale.

Situation sécuritaire toujours fragile

Malgré cette avancée diplomatique, la situation sur le terrain reste préoccupante. Des groupes rebelles continuent de menacer Uvira et les territoires de Mwenga, soulignant le décalage entre les engagements internationaux et la réalité sécuritaire. Les populations locales continuent de subir violences, déplacements forcés et perturbations économiques, ce qui pourrait fragiliser l’application de l’accord si des mesures concrètes de sécurité ne sont pas rapidement mises en œuvre.



Cette signature met en lumière le défi majeur du gouvernement congolais : transformer les engagements diplomatiques en résultats tangibles pour les habitants de l’Est du pays. Sans suivi effectif, la paix proclamée à Washington risque de rester théorique.

Préambule et fondements de l’accord

Le préambule de l’accord souligne les points suivants :

Le respect mutuel de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale, ainsi que le règlement pacifique des différends, conformément à la Déclaration de principes signée le 25 avril 2025.

La reconnaissance de la nécessité d’une résolution politique négociée, plutôt que militaire, aux différends existants entre les Parties.



L’adhésion aux instruments internationaux et régionaux : Acte constitutif de l’Union africaine, respect des frontières lors de l’indépendance, Charte des Nations Unies, et résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, dont la résolution 2773 du 21 février 2025.

La prise en compte du Plan harmonisé de neutralisation des FDLR et du désengagement des forces rwandaises (CONOPS) du 31 octobre 2024, issu du processus de Luanda, ainsi que du communiqué du deuxième Sommet conjoint CAE-SADC du 24 mars 2025, adopté lors de la 6ᵉ réunion ministérielle RDC–Rwanda du 25 novembre 2024.



La reconnaissance des négociations en cours entre la RDC et l’AFC/M23, sous médiation de l’État du Qatar à Doha, et l’engagement des Parties à leur apporter un soutien complet.

Rédaction cH

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