Le président américain Donald Trump a ordonné le rappel de près d’une trentaine de diplomates de carrière occupant des fonctions d’ambassadeur ou de hauts responsables au sein de missions américaines à travers le monde. Cette mesure s’inscrit dans une recomposition de l’appareil diplomatique américain, présentée comme conforme à la doctrine « America First ».
Selon le quotidien britannique The Guardian, le Rwanda figure parmi les pays concernés.



Au total, les chefs de mission d’au moins 29 pays auraient été officiellement informés que leur mandat prendra fin en janvier. Les premières notifications ont été transmises la semaine dernière depuis Washington. Cette décision touche également plusieurs États africains, notamment l’Ouganda, le Burundi, le Sénégal, la Somalie, le Nigeria, l’Algérie et le Cameroun.

Pour Kigali, cette décision intervient dans un contexte régional particulièrement sensible, marqué par les tensions persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo. Le Rwanda fait régulièrement l’objet d’accusations de la part de partenaires internationaux, en lien avec son soutien présumé à la rébellion de l’AFC/M23. Dans ce cadre, la réorganisation diplomatique américaine pourrait avoir des implications politiques et stratégiques dans la région des Grands Lacs.


L’administration Trump explique cette mesure par la volonté de « redéployer » la diplomatie américaine et de nommer de nouveaux profils alignés sur ses priorités politiques. Aucune précision n’a toutefois été donnée pour l’instant concernant les futurs remplaçants ni sur l’orientation que pourrait prendre cette nouvelle phase de représentation diplomatique américaine.

Rédaction cH

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