Le président d’Ensemble pour la République, Moïse Katumbi, a annoncé la mise en place d’un directoire national chargé de définir et porter la ligne politique du parti, d’assurer la cohérence de son action, de renforcer l’efficacité de ses structures et de préparer la formation politique aux défis politiques et sécuritaires actuels du pays.

Selon la communication du parti, ce directoire exécutif comprend notamment Dieudonné Bolengetenge Balea, José Endundo Bononge, Salomon Idi Kalonda Della, Olivier Kamitatu Etsu, Dominique Munongo Inamizi et Christian Mwando Nsimba.
Cette décision intervient dans un contexte marqué, selon Ensemble pour la République, par une crise politique, sécuritaire et sociale persistante en République démocratique du Congo. Dans un message publié à l’occasion du sixième anniversaire du parti, Moïse Katumbi revient largement sur la situation sécuritaire à l’Est du pays, particulièrement au Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri, où les populations continuent de faire face à l’insécurité et aux déplacements.

Tout en saluant certaines initiatives diplomatiques, le président d’Ensemble estime qu’elles demeurent insuffisantes pour ramener une paix durable. Il réaffirme ainsi la position de son parti en faveur d’un « dialogue inclusif » réunissant le gouvernement, l’opposition politique non armée, l’AFC/M23 ainsi que la société civile, sous l’encadrement moral des confessions religieuses.
Dans sa déclaration, l’opposant évoque également ce qu’il qualifie de « dérive autoritaire », dénonçant diverses violations présumées des droits et libertés, notamment à l’encontre de responsables politiques, journalistes et militants. Il critique également la gouvernance actuelle, déplorant la persistance de la pauvreté, de la corruption et les difficultés d’accès aux services sociaux de base.
Moïse Katumbi affirme que la mise en place du directoire vise à faire d’Ensemble pour la République « une force démocratique organisée », capable de contribuer à la recherche d’un consensus national et au rétablissement de l’État de droit. Il appelle enfin à la mobilisation des forces politiques, sociales, religieuses et citoyennes afin de « sortir le pays de l’impasse ».
La déclaration a été signée à Londres le 21 décembre 2025.
Rédaction cH
