Le département du Trésor américain a franchi une nouvelle étape dans la crise sécuritaire à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Via l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), les États-Unis ont annoncé l'inscription de quatre hauts responsables rwandais et de l’ensemble des Rwanda Defence Force (RDF) sur la liste des sanctions internationales.

Quatre hauts gradés rwandais visés par l'OFAC

L’administration américaine accuse formellement ces responsables basés à Kigali de contribuer activement à l’instabilité dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les individus désormais inscrits sur la liste des ressortissants spécialement désignés (SDN) sont :

  • Stanislas Gashugi
  • Ruki Karusisi
  • Mubarakh Muganga (connu sous l'alias « MK Mubarkh »)
  • Vincent Nyakarundi
IMG-20260302-WA0414

Ont été sanctionnés

Selon le communiqué officiel de Washington, ces officiers sont mis en cause pour avoir facilité le déploiement ou le soutien logistique des RDF sur le territoire congolais, en violation de la souveraineté de la RDC.

Sanction globale contre les Forces de défense rwandaises (RDF)

Fait notable, la sanction ne se limite pas aux individus mais frappe l’institution militaire rwandaise dans son ensemble. Pour atténuer l'impact immédiat sur certains engagements internationaux, l’OFAC a toutefois publié la General License 1.

Cette licence autorise une période de transition, dite de « wind down », permettant le démantèlement ordonné des transactions financières et contractuelles impliquant les forces rwandaises.

Un coup porté au soutien du M23/AFC

Cette décision de la Maison-Blanche intervient dans un climat de tension extrême. Les États-Unis pointent directement la responsabilité de Kigali dans le renforcement des rebelles du M23/AFC, au mépris des engagements pris lors de l'accord de paix de 2025.

En gelant les avoirs et en restreignant les mouvements de ces hauts responsables, Washington espère accroître la pression diplomatique pour obtenir un retrait effectif des troupes étrangères du sol congolais et favoriser un retour à la stabilité régionale.

Rédaction cH

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *