L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, est sorti de son silence jeudi à travers un message solennel adressé à la Nation. Dans une déclaration au ton grave et sans ambiguïté, il appelle à un sursaut national face au projet de modification de la Constitution du 28 février 2006.

Dans son message, l’ex-chef de l’État dresse un constat sévère de la gouvernance actuelle, qu’il qualifie notamment d’« arrogante, liberticide, prédatrice et profondément discriminatoire ». Il estime qu’« un pas décisif vient d’être franchi vers la consolidation de la tyrannie ».

S’exprimant sur les intentions du pouvoir en place, Joseph Kabila affirme que celui-ci « vient de lever toute ambiguïté » en envisageant de modifier la Constitution, qu’il décrit comme « l’expression suprême du pacte républicain ». Il met en garde l’opinion publique en déclarant que « personne ne pourra prétendre, demain, qu’il ne savait pas ».

Illustrant la situation politique du pays, il compare la trajectoire actuelle de la RDC à « une cocotte-minute prête à exploser », en raison, selon lui, d’un manque de « respiration démocratique indispensable à sa stabilité ».

Se référant à l’article 64 de la Constitution, il rappelle que « tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui exerce le pouvoir en violation de la Constitution », soulignant qu’il s’agit « non seulement d’un droit, mais d’un devoir patriotique ».

Enfin, Joseph Kabila lance un appel à la mobilisation générale, invitant « toutes les forces vives de la Nation, sans distinction d’origine, de province, de religion, de langue ou d’appartenance politique » à s’opposer à ce qu’il qualifie de projet attentatoire au contrat social.

En conclusion, il exhorte les citoyens à la vigilance, appelant chaque famille, chaque quartier et chaque village à devenir des « vigies » face aux atteintes aux libertés publiques, dans une logique de résistance citoyenne.

Rédaction cH

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