Le Tribunal de Grande Instance de Lubumbashi (province du Haut-Katanga) a rendu, le 29 juillet 2026, un jugement dans l’affaire opposant le parti politique Action pour la Rupture et le Développement (ARDEV) à plusieurs de ses membres contestataires.
Selon l’acte de signification émis par un huissier de justice près la Cour d’appel du Haut-Katanga, cette décision reconnaît Jacques Kyabula Katwe comme unique président national statutaire et légal du parti, conformément aux textes internes de l’ARDEV.
Le jugement, rendu publiquement et contradictoirement à l’égard des parties, déclare nulles et sans effet toutes les décisions prises par des structures parallèles non prévues par les statuts du parti. Les personnes concernées, notamment certains membres s’étant autoproclamés dirigeants, sont appelées à restituer les attributs et prérogatives du parti aux organes légitimes.

Dans le même cadre, un commandement de payer a été adressé aux parties défenderesses. Celui-ci inclut les dépenses judiciaires fixés à 88 000 francs congolais, ainsi que les frais liés à l’expédition du jugement et autres coûts de procédure.
Dans un communiqué officiel, le secrétaire général de l’ARDEV, Maître Hubert Mwamba Kadimanshi, a salué cette décision, la qualifiant de confirmation de la légitimité des instances dirigeantes du parti. Le document souligne également l’attachement de l’ARDEV au respect de la légalité et à la cohésion interne.

Le parti a par ailleurs réaffirmé son soutien à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions internes au sein de la formation politique, marqué par des contestations de leadership et l’émergence de structures dissidentes
Ernest Mbilika
